George Lacombe s'inscrit pleinement dans le réseau Nabi, un cercle qui privilégie la simplification formelle et la dimension spirituelle de l'image. Les analyses de Michelle Facos sur le langage Nabi montrent que la réduction des volumes et la frontalité participent d'une expression intériorisée, perceptible dans la posture silencieuse de la Marie Madeleine agenouillé.

La Bretagne joue un rôle structurant dans cette esthétique. Comme l'a montré Maurice Serullaz, les rochers, arbres monumentaux et paysages sacré bretons ont profndément marqué la sensibilité du grouoe. La verticalité proche d'un tronc ou d'un menir dans la sculpture de Lacombe renvoie directement à cette monumentalité naturelle

Les archives familiales Lacombe décrivent l'atelier d'Étival comme un espace méditatif, en cohérence avec l'esprit Nabi, où la création prenait une dimension quasi religieuse. La correspondance entre Paul Sérusier et Lacombe témoigne de ce dialogue soutenu autour de la forme essentielle et du rôle spirituel de la matière.

Dans cette perspective, la sculpture apparait comme une transposition tridimensionnelle des principes symbolistes évoqués dans les études de Belinda Thompson, où matière, intériorité et simoplcité formelle convergents pour créer une oeuvre silencieuse et priante.


Sources : 

Facos, Michelle. " The Nabis and the Language of Symbolism ", Art Jornal, vol. 49, n*2, été 1990, p.123-130.

Serulaz, Maurice. Les Nabis et leur temps. Paris : Hazan, 1990

Sérusier, Paul; LAcombe, George. Correspondances Sérusier - Lacombe. Fonds des Nabis, Bibliothèque numérique de l'INHA.

Archives familiales Lacombe. Fonds privé, Bibliothèque Nationale de France, Département des Manuscrits 

Thompson, Belinda. The Symbolist Art Movement, Phaidon, 2000